MOTION DE SOUTIEN ET DE DESAPROBATION N° 002/2022 DE LA FAUJA.

La Fédération Africaine des Associations et Unions de Jeunes Avocats (FAUJA) a appris avec consternation la prise de contrôle en date du 10 juin 2022, du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince (HAITI) par des hommes lourdement armés, et ces derniers continuent jusqu’à ce jour à bloquer ce lieu hautement symbolique pour l’image de la Justice.

Magistrats, Avocats, Greffiers et autres acteurs qui ont été violemment délogés du Palais de Justice de Port-au-Prince par des bandits armés se retrouvent, à ce jour, loin de leurs activités professionnelles et leur lieu de service leur est désormais inaccessible car étant complètement assiégé par des insurgés au grand dam de l’Etat de droit.

La FAUJA s’inquiète de la proportion de l’insécurité et de la faiblesse de l’Etat vis-à-vis des gangs non identifiés depuis un certain temps en Haïti.

La FAUJA dénonce le mutisme incompréhensible des Autorités Haïtiennes qui peinent à trouver une solution adéquate à cette gravissime situation qui compromet non seulement une bonne administration de justice mais met aussi les acteurs judiciaires dans une perpétuelle insécurité.

Elle témoigne sa solidarité et son soutien à la Fédération des Barreaux d’Haïti, aux jeunes Avocats de Port-au-Prince et en appelle à la responsabilité du Gouvernement d’HAITI afin que des dispositions soient prises pour assurer le respect des Droits humains et la sécurité de tout le personnel judiciaire afin de ramener la quiétude au Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince qui mérite mieux qu’une telle scène de désolation.

La FAUJA, tout en rappelant que l’absence de sanctions dans tout pays favorise la corruption et renforce la criminalité, exige l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ces violations massives des Droits Humains commises lors de la prise d’assaut du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince afin de traduire les auteurs et complices devant les juridictions compétentes et de déterminer les responsabilités pour qu’ils y répondent de leurs actes.

De tout ce qui précède, la FAUJA restera en veille constante et se réserve le droit de saisir les instances compétentes internationales pour que de pareilles forfaitures soient sanctionnées avec toute la Rigueur qui sied.

​​​​​Pour la FAUJA